Industrie : un poids majeur dans l’économie régionale

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Filières & métiers
Publié le lundi 08 août 2016
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La région Auvergne Rhône-Alpes est aujourd’hui le tout premier territoire industriel français. Très diversifié, le secteur est encore riche de perspectives pour les cadres en recherche d’emploi.

Photo © Amadeus

 

L’industrie, un vrai poids lourd de l’économie en Auvergne Rhône-Alpes ? En chiffres, c’est tout à fait clair. Même si, comme ailleurs en France, le tertiaire la domine très largement, elle a encore une importance décisive dans la structuration de la région désormais fusionnée. L’industrie y compte en effet pour près d’un emploi salarié sur cinq (18%). D’après les données de l’APEC, 21% des projets de recrutement cadres sont issus du secteur industriel.

Des entreprises très diverses

Métallurgie, chimie, textile, électronique, plasturgie, pharmaceutique, décolletage... et plusieurs autres encore : l’activité est tout à fait diversifiée. Pierre Bérard, responsable des études et de la formation à la CCI régionale de Rhône-Alpes, le confirme : «Lyon compte une notoriété internationale dans le domaine de la pharmacie et des vaccins, ainsi que pour la chimie verte. Grenoble est un pôle identifié dans le domaine des nanotechnologies. C’est la même chose pour la Haute-Savoie et la mécatronique. Ces domaines sont caractérisés à la fois par des valeurs d’excellence et une densité industrielle, reconnues au plan international et européen, et susceptibles d’attirer des profils de cadres liés à ces domaines.» Moins porteuse en termes d’emploi, mais riche de 12000 postes, la pharmaceutique est représentée par de nombreuses entités, qui donnent au territoire une dimension internationale marquée.

Entre évolution et mutation

Signe du dynamisme du secteur : dans tous les domaines, des initiatives existent pour regrouper les professionnels entre eux, mieux les faire connaître des décideurs du territoire (ou d’ailleurs) et favoriser le travail en réseau. Matériellement, le dynamisme économique peut aussi s’illustrer grâce à des implantations récentes. Exemple : le groupe Boiron, fin 2015, a ainsi décidé de s’étendre encore dans le Rhône avec une implantation aux Olmes (69), après l’acquisition d’une zone d’activités de 28 ha et avec l’ouverture d’une plateforme prévue en 2017. Dans des entreprises en pleine mutation, et s’il n’y a pas toujours de développement de l’emploi, des postes de remplacement existent. Bémol : les employeurs estiment qu’il ne leur est pas toujours facile de trouver les bonnes recrues (40% des recruteurs R&D industriels ont des difficultés à identifier les bons profils, d’après une étude récente de Pôle emploi). Question d’expérience ? Pas sûr : l’APEC évoque Auvergne Rhône-Alpes comme l’une des régions de France favorables aux jeunes cadres. La moitié des recrues ont moins de cinq ans d’expérience.

DES PERSPECTIVES DANS L’AÉRONAUTIQUE

L’aéronautique en Auvergne Rhône-Alpes, c’est 350 entreprises pour environ 30 000 salariés. La filière offre des perspectives d’embauche en production, en R&D et dans les services support. De quoi encourager certains employeurs à aller au devant de leurs futurs salariés. Exemple récent : Aulnat, dans le Puy-de-Dôme, accueille un Forum aéronautique annuel (troisième édition en avril). Il a accueilli 400 personnes en 2015. Principe : en une journée, les demandeurs d’emploi peuvent venir rencontrer quelques-unes des petites et grandes structures de la région. L’année dernière, parmi les exposants, on trouvait notamment des groupes réputés comme Aubert & Duval, Sagem, Zodiac Aerospace, etc. La palette des métiers proposés est très vaste : mécanique, informatique, numérique, électronique, prévention des risques, qualité ou logistique. Sans attendre que la fusion régionale soit effective, les secteurs aéronautiques d’Auvergne et de Rhône-Alpes ont tenu un pavillon commun au cours du salon international de l’aéronautique du Bourget 2015. Les deux clusters, Aerospace in Rhône-Alpes et Avia Auvergne, y avaient annoncé leur regroupement.

L'activité industrielle de la région est tout à fait diversifiée.

Interview

Philippe Dubois
DRH de la branche Alliages du groupe Eramet (Aubert & Duval – Erasteel)

Des opportunités de carrière très intéressantes

Eramet est implanté en AuvergneRhône- Alpes. Quelles opportunités la fusion régionale fait-elle naître pour votre groupe ?

Philippe Dubois Les deux régions initiales sont impliquées dans l'aéronautique, qui est aujourd'hui le marché principal d'Aubert & Duval. Le rapprochement devrait nous permettre de fonctionner avec des sociétés avec lesquelles nous travaillions un peu moins, puisque nous étions jusqu'alors très centrés sur la partie auvergnate du territoire. Travailler avec des partenaires rhônalpins devrait être plus facile.

Comment vous portez-vous aujourd'hui ?

P.D. Travailler pour l'aéronautique est une chance : en dépit d'une concurrence de plus en plus nombreuse, ce secteur d'activités continue de croître de façon importante. De nombreux programmes sont en cours, qui tirent l'innovation et permettent de préparer le futur. Aubert & Duval a recruté une trentaine de cadres en 2015 et un nombre équivalent le sera en 2016 sur des métiers liés à la supply chain, à la qualité et au contrôle de gestion.

Est-il facile de trouver les bons profils ?

P.D. Non. Pour la supply chain, il y a des ressources, mais tout le monde cherche. L'aéronautique est un secteur très exigeant : cela suppose d'être formé avant d'être parfaitement opérationnel, ce qui peut être assuré en interne. Le premier gage de notre attractivité, c'est d'offrir la perspective de pouvoir travailler dans un domaine en fort développement, avec des opportunités de carrière très intéressantes. Au-delà de la rémunération, c'est la priorité des candidats que nous rencontrons aujourd'hui.

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