Saint-Étienne, en plein renouveau

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Publié le mardi 09 août 2016
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Loin de l’image qu’elle a longtemps véhiculée, Saint-Étienne affiche un nouveau visage grâce à sa reconversion réussie dans les secteurs du design, de la mécanique, de l’optique ou du textile médical. Par Rozenn Gourvennec

Photo © Amadeus

 

Longtemps réputée pour son passé industriel et minier, Saint-Étienne cherche à relancer son pouvoir d’attraction. À seulement 40 minutes de Lyon, la capitale du Forez concentre 70% des emplois de la Loire et dispose du plus gros réseau de PME-PMI de France. La « ville noire » est verte aussi, non seulement pour sa célèbre équipe de football, mais aussi pour l’art de vivre qu’elle cultive avec la nature environnante. Nichée au pied du parc national naturel du Pilat et à proximité des Gorges de la Loire, Saint-Étienne compte 250 km de voies vertes, 49 jardins publics, 50 km d’aménagements cyclables en ville, un golf de 18 trous intra muros et deux stations de ski à moins de 30 minutes du centre-ville.

Des milliers d’emplois dans le numérique

Labellisée French Tech «Design Tech» depuis juin 2015, Saint-Étienne joue aussi la carte du numérique. Sa particularité : combiner le numérique, le design et les industries traditionnelles comme la mécanique. Elle capitalise sur trois pôles industriels en développement : l’optique, l’ingénierie des procédés et l’ingénierie santé-prévention. Avec 10 000 emplois, 750 entreprises et plus d’un milliard et demi de chiffre d’affaires, l’écosystème stéphanois connaît un essor important. L’ambition de la ville est de devenir, dans les prochaines années, une plateforme de référence numérique/design, permettant la création de quelque 4000 emplois direct ou indirects, liés à l’économie numérique. Saint-Étienne accueillera d’ailleurs, à la rentrée 2016, une «Design Tech Academy», qui proposera des formations dans le domaine du numérique à des jeunes sans diplôme et aux demandeurs d’emploi.

Haut lieu du design

C’est aussi une ville visionnaire, créative et design. Après la première ligne de chemin de fer créée à Saint-Étienne, le tram et des centaines d’objets utiles inventés par Manufrance, la ville ne cesse d’innover. Seule « ville créative Unesco» pour le design en France, la préfecture de la Loire dispose du premier pôle de recherche français en design. Une balade dans cette ville labellisée d’Art et d’Histoire permet de découvrir les oeuvres urbaines d’artistes connus et les symboles forts de l’architecture du XXe siècle. La Biennale Internationale Design de Saint-Etienne, 16e événement culturel mondial, a attiré pas moins de 208 000 visiteurs en 2015.

Leader des textiles médicaux

Deuxième bassin d’emploi de la région urbaine de Lyon, l’agglomération stéphanoise a su redresser son économie grâce à la tertiarisation et au redéploiement de son tissu industriel. Elle a développé des filières stratégiques comme la mécanique, l’optique et la logistique, mais aussi les technologies médicales. Première concentration en Europe de textile de santé, Saint-Étienne fabrique 60% de la production française des textiles à usages médicaux (antibactériens, anti-transpiration, anti-odeurs, etc.). Preuve que la ville se conjugue désormais au futur.

Le nouveau quartier d’affaires de Châteaucreux

À l’Est du centre-ville de Saint-Étienne, autour de la gare TGV et du siège social de Casino, le quartier de Châteaucreux fait l’objet d’un vaste chantier visant à en faire le premier pôle d’affaires de l’agglomération. D’ici 2020, 200 000 m² de bureaux et de services, 160 000 m² de logements, 40 000 m² de nouveaux espaces publics, deux hôtels et 180 boutiques y seront créés. 111 logements ont déjà été livrés et 283 entreprises ont choisi de s’y installer. Châteaucreux a pour vocation de devenir le deuxième pôle tertiaire de l’aire métropolitaine Lyon/ Saint-Étienne, offrant 9 000 emplois et accueillant 2 500 nouveaux habitants. Un pôle d’échange multimodal permettra l’emploi de tout type de moyens de transport : tramway, bus, train, voiture et vélo. À proximité immédiate de ce nouveau quartier, la commune prévoit de créer un lien direct avec le quartier créatif de Manufacture Plaine Achille, où un vaste campus universitaire de plus de cent hectares est en train de voir le jour.

Interview

Gaël Perdriau
maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole.

Les Ambassadeurs révèlent les atouts et réussites de la métropole stéphanoise

En quoi consiste le Collectif des Ambassadeurs et pourquoi a-t-il été créé ?

Gaël Perdriau Chefs d'entreprise ou jeunes talents, leaders d'opinion ou porteurs de projet, créateurs ou chercheurs, ce sont près de 1200 professionnels, stéphanois d'origine ou de coeur, qui ont rejoint le Collectif des Ambassadeurs. Ce réseau a pour objectif de faire connaître et révéler les atouts et réussites de la métropole stéphanoise.

Quels en sont les résultats ?

G.P. Je retiendrai un exemple : notre candidature «French Tech». Influents relais d'opinion, nos ambassadeurs ont assurément contribué à notre labellisation, en juin 2015, «French Tech # Design Tech».

Quelles sont les filières les plus porteuses d'emplois sur votre territoire ?

G.P. Avec ses 20 000 PME, dont de nombreux leaders dans leurs domaines (Casino, SNF, Thuasne, Thalès Angénieux, HEF, Clextral, OBUT, etc.), la métropole stéphanoise s'inscrit dans un dynamisme économique, porteur de richesse et d'emplois dans quatre domaines d'excellence : mécanique - new manufacturing, technologies médicales, optique et numérique. Notre territoire a entamé une reconversion audacieuse, en capitalisant sur des savoir-faire anciens et nous avons, ici à Saint-Étienne, grâce à des entrepreneurs visionnaires, l'exemple d'un renouveau économique fondé sur l'innovation, la créativité, le design.

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