FoodTech: Une expertise en croissance qui a besoin des cadres lyonnais

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Publié le mardi 23 mai 2017
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La capitale de la gastronomie française ne pouvait pas passer à côté de l’engouement foodtech. Boostée par un environnement entrepreneurial favorable, Lyon a fait naître des concepts qui grandissent vite et qui, à court et moyen termes, ont de quoi créer des opportunités pour les cadres. Alors, plutôt quenelles digitales ou pralines 2.0 ? Par Quentin Velluet

À Lyon, la gastronomie relève du sacré. Alors quand les cuistots locaux ont entendu parler pour la première fois du label French Tech, ils n’ont pas tardé à le cuisiner à leur sauce pour le transformer en foodtech. Le secteur, qui à ce jour compte environ 80 jeunes entreprises, se structure peu à peu sous la bannière Foodtech Lyon Auvergne-Rhône-Alpes (Foodtech Lyon AURA). Porté par l’Institut supérieur d’agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes (Isara-Lyon), le projet ambitionne désormais de créer 50 start-ups en plus d’ici 2020. De l’agriculture à la viticulture, en passant par la transformation, la distribution et la consommation, c’est toute la chaîne gastronomique qui risque d’être chamboulée. Et pour y parvenir, les entreprises vont avoir besoin de nouvelles recrues.

Des start-ups fleurons

Grâce à un écosystème local qui réunit grands groupes de l’agroalimentaire comme Panzani ou InVivo, clusters comme Terralia et incubateurs comme Angels for Food, plusieurs start-ups ont vu le jour avant même la naissance de la French Tech. C’est le cas de La Fraîcherie, sorte de fast food version primeur qui vend fruits et légumes découpés ou non, en salade ou cuisinés, depuis des corners installés dans les grandes surfaces Auchan. Le premier a vu le jour à Saint-Priest. Depuis, 18 se sont installés dans toute la France. Et l’enseigne envisage d’ouvrir quarante corners de plus d’ici 2020. Pour cela, l’entreprise, qui a réalisé 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, a besoin de se structurer rapidement et prévoit de multiplier par deux des effectifs qui comptent déjà 111 personnes. Parmi ces opportunités, se cachent des postes cadres dans les fonctions support ou l’encadrement des équipes en corner.

Autre fleuron de la foodtech lyonnaise, TakeAway, fournisseur de doggy bag depuis 2014 semble être lui aussi parti pour durer, notamment grâce au récent plan anti-gaspillage du gouvernement qui pousse progressivement les restaurants à proposer des doggy bag. La start-up est parvenue à séduire de gros poissons tels que le groupe Accor et les enseignes de restaurants Courtepaille et Memphis Coffee. Dans le giron d’Isara-Lyon, qui incube certains projets d’étudiants via son pôle d’excellence Agrapole, s’est développé Ici&Là, une start-up qui jusqu’ici, n’a recruté que des cadres. Elle propose aux consommateurs des steaks et boulettes de légumes aussi riches en protéines que ceux composés de viande animale. 

Un food court pour tester son concept

La foodtech n’est pas faite que de geeks et de chercheurs fous. Les concepts plus traditionnels de restauration ont aussi leur place dans l’écosystème lyonnais. Mais difficile d’être sûr à 100 % qu’un concept va fonctionner, a fortiori quand on sait que le taux de pérennité des entreprises de la restauration n’est que de 57 % en France. C’est pour cette raison que le groupe d’investissement Chevrillon et trois autres investisseurs ont décidé de créer un incubateur pour le moins original. Installé dans le quartier de Gerland à Lyon, cet espace de 1 500 mètres carrés, composé de 15 échoppes, fonctionnera comme un food court où de jeunes porteurs de projets souhaitant tester leur business pourront louer une échoppe pour 6 à 12 mois.

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