Ingénieurs et profils internationaux ont leur carte à jouer à Grenoble

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Publié le mardi 23 mai 2017
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Si Grenoble est désormais réputée pour son expertise dans les hautes technologies, on sait moins qu’un de ses challenges est l’internationalisation de ses entreprises et donc de ses talents. Une aubaine pour nombre de cadres tentés par un mode de vie local particulièrement attaché au bien-être et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Par Quentin Velluet 

La montagne et la côte méditerranéenne à deux pas du bureau. Deux arguments de taille pour convaincre les cadres en mal de plein air à venir s’installer à Grenoble. La capitale des Alpes peut s’enorgueillir d’une progression de plus de 10 %* de ses offres d’emploi dans les sciences, la santé, l’information-communication, l’intérim et le BTP. Cinquième ville la plus innovante du monde selon Forbes**, l’agglomération iséroise est donc attractive et dynamique, mais ses entreprises – start-ups comme PME ou ETI – ont encore un défi à relever : internationaliser davantage leurs compétences pour rayonner et exporter à l’international.

L’internationalisation, un discours que les cadres doivent intégrer

C’est du moins l’avis de Bernard Nicaise, directeur régional Alpes de Bpifrance : « Les entreprises ont besoin de percuter à l’export », assène-t-il. Comment ? En recrutant des marketeurs performants, chargés de définir des modèles de vente et des commerciaux au profil international pour trouver des clients au-delà des frontières de l’Hexagone. Car si les entreprises locales comme Memscap, Metrologic Group, Xenocs ou Axane, sont réputées pour leur expertise sur l’édition de logiciel, la micro-électronique, les rayons X ou encore les piles combustibles à hydrogène, il n’en reste pas moins, selon Bernard Nicaise, qu’elles minimisent leur besoin de s’internationaliser. Une analyse précieuse qui peut aider les candidats grenoblois à étayer leur argumentaire lors d’entretien d’embauche. 

En chiffres

  • 765000 habitants dans l’aire urbaine(Source INSEE 01.01.2016)

  • 18,6% de la population est cadre

  • 3840 créations d’entreprises en 2016

À la recherche d’ingénieurs et de DSI

Encore faut-il savoir où se tourner pour décrocher un poste. « En dehors de la vente, les principaux profils recherchés concernent les directeurs financiers, les directeurs de système d’information et des cadres opérationnels dans l’IT », avance Bernard Nicaise. Ce que confirme Caroline Portier, consultante en recrutement au cabinet grenoblois de Hays : « Nous constatons une forte demande sur une cible cadre et cadre supérieur dans les métiers de la comptabilité et de l’IT ». Et de signaler en parallèle que le lancement de projets de construction en neuf et la rénovation du CHU devraient doper la recherche de chefs de secteur et de responsables gros œuvre tout corps d’état.

Toujours très recherchés, les ingénieurs ont d’autant plus la cote dans une zone comme Grenoble, où l’industrie est historiquement bien implantée et actuellement stable. 

Des patrons grenoblois optimistes

En ce début 2017, les chefs d’entreprise des TPE et PME de la région grenobloise affichent un regain de confiance. Interrogés à la fin du mois de janvier par la CCI Grenoble dans le cadre de son baromètre, 39% affirmaient anticiper une amélioration de la situation de leur entreprise. C’est 20 points de plus qu’à la même période l’année dernière. Dans le même temps, ceux qui prévoient une détérioration (7%) sont de moins en moins nombreux. La majorité, 49%, se voient à court terme dans une situation stable. Rien de très étonnant en pleine période électorale. À suivre… L.F.

« Les entreprises du secteur recherchent des talents dans la maintenance des outils de production de l’agroalimentaire, de la métallurgie et de la microélectronique », remarque Caroline Portier. Les besoins concernent essentiellement des postes de management intermédiaire comme des responsables production ou des responsables qualité. C’est notamment le cas chez Air Liquide et Rolls Royce, qui recrutent chacun deux responsables qualité près de Grenoble.

Une culture du travail et du bien-être

« À Grenoble, les candidats sont attirés par les PME, parce que beaucoup de ceux que je rencontre mettent en valeur leur quête de bien-être », explique Caroline Portier qui a une expérience de 9 ans sur le territoire. C’est sûrement parce qu’ils ont vue en permanence sur le massif du Vercors, de la Chartreuse et de Belledonne que les Grenoblois sont en quête d’autre chose que d’une vie dédiée uniquement au travail. Résultat, cette culture se retrouve également dans les entreprises : « Je ne dirais pas que les Grenoblois sont particulièrement regardant sur la combinaison vie pro et vie perso. C’est juste qu’ils prennent goût à ce que la ville leur offre. Elle permet de concilier facilement le plein air et le boulot. C’est dans la culture, dans l’ambiance de Grenoble », explique le dirigeant local de Bpifrance. Ainsi, dans la capitale des Alpes, celui qui décide de partir un peu plus tôt du travail pour aller pratiquer une activité de plein air ou qui allonge sa pause déjeuner pour aller courir, est à mille lieues de passer pour un tire-auflanc.

 

*Données Pôle emploi Grenoble, 2017. **Classement Forbes 2013.

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