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Conseils
Publié le mercredi 24 mai 2017
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Lorsque l’entreprise en est encore au stade d’idées floues, voire confuses, mieux vaut se tourner vers des professionnels qui œuvrent dans l’accompagnement de projets.

Savoir s’entourer pour transformer l’essai est sans doute l’étape la plus importante. Chambres de commerce et d’industrie, chambres des métiers et de l’artisanat, boutiques de gestion,… Ces organismes, pour la plupart public, dispensent de précieux conseils. Pour y voir plus clair, la Région dispose d’un outil clé en main qui aborde tous les types de problématiques que peuvent rencontrer les entrepreneurs:www.jecreedansmaregion.fr. Un site qui permet d’accéder à une mine d’informations, triées en fonction du secteur d’activité et de la localisation, entre autres, et fonctionne comme une base de travail de qualité.

Un accompagnement multiple

Dans le cas de projet innovant, l’incubateur est un allié incontournable. Public, privé, de grande entreprise ou rattaché à une grande école, il met à la disposition du porteur de projet des savoirfaire multiples (détermination du business model, rédaction du business plan, éventuels dépôts de brevets et aspects relatifs à la propriété intellectuelle, structuration juridique…), des ressources (locaux, matériels, etc.) et une mise en réseau, primordiale. Les pépinières, elles, sont plutôt dédiées au développement d’une structure, que celle-ci soit en phase de lancement ou déjà lancée. Avec la création de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau de pépinières RPRA est devenu, en février dernier, AURA PEP’S. Une nouvelle identité porteuse de changements. « AURA PEP’S est le groupement le plus important de France, en nombre de pépinières, explique son président Thierry Chabroux. Nous réunissons 50 pépinières actuellement et 4 ou 5 devraient ouvrir dans les 12 prochains mois, car les collectivités prennent conscience de l’importance des pouvoirs publics dans l’entreprenariat. Notre rôle est de permettre la montée en compétences des animateurs de pépinières et de garantir un environnement stimulant aux créateurs d’entreprises tout en les aidant à faire les bonnes rencontres. » Les pépinières peuvent intervenir à diverses étapes du projet : en phase d’amorçage, lors de la création, puis pendant plusieurs années, en accompagnement. « L’accompagnement moyen est de trois ans, poursuit Thierry Chabroux. Mais nous constatons qu’en troisième année, les entreprises commencent à peine à se projeter. Nous préférons donc les accompagner pour quatre ans, car c’est à peu près la période qu’il faut pour sécuriser le projet et recruter, si besoin. »

 

77,90 % taux de pérennité des entreprises accompagnées par les pépinières à 3 ans. (Source Observatoire RPRA 2015)

 

Trouver un financement

66723 créations d’entreprises dans la région en 2016, soit 3,8 % de plus qu’en 2015.

2564 entreprises financées en 2016, grâce au réseau Initiative Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Pour mener à bout un projet, le financement demeure le nerf de la guerre. Afin de boucler son budget, outre le crowdfunding ou le recours aux business angels de plus en plus courants, les outils ne manquent pas. Le réseau Initiative Auvergne-Rhône-Alpes, lui, compte 35 associations locales. En plus des conseils concernant le montage financier, le réseau permet avant tout d’obtenir un prêt d’honneur à taux zéro. Les futurs entrepreneurs peuvent faire appel à Initiative dès qu’ils sont en possession de leur business plan. Un rendez-vous va alors permettre de juger de la justesse du montage financier et des éventuelles améliorations à apporter. Ensuite, c’est un comité, réunissant des professionnels de tous ordres (comptables, avocats, etc.) qui va accorder le crédit. Cet accord renforce l’obtention d’un emprunt classique. En moyenne, dans la région, le montant du prêt à taux zéro est de 7800 euros. Mais cette somme peut grimper jusqu’à 25000 euros, dans le cadre de projets innovants, notamment. Ces derniers peuvent alors également bénéficier d’Inovizi : « Notre dispositif de financement propose trois outils, en fonction de l’état d’avancement du projet, précise Isabelle Ambrosini, chef de projet Inovizi. À condition de prouver que le produit ou le service est innovant et qu’il donnera lieu à la création d’emplois, l’entreprise peut bénéficier d’une subvention, d’un prêt d’honneur ou d’un prêt classique, à taux zéro. Nous pouvons financer toutes les typologies d’innovation, mais notre situation géographique fait que nous accompagnons principalement le secteur des biotechnologies (Lyon) et les énergies nouvelles. » 

Mesdames, à vos réseaux

Entre concours dédiés et réseaux spécifiques, les femmes qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat ne manquent pas de matières. À Lyon, Rhône Alpes Pionnières est un incubateur réservé à la gente féminine qui aimerait voir augmenter le pourcentage de femmes chefs d’entreprise (aujourd’hui 30 %). Ces femmes peuvent collaborer et mutualiser leurs compétences au sein de divers réseaux, comme les Femmes de l’Économie ou le REF (Réseau économique féminin), groupement d’associations féminines qui œuvrent dans tous les secteurs de la vie économique. Alors avant de vous lancer, apprenez à réseauter !

Interview

Lydia Martraire
Dirigeante de Kaperli, start-up de conception de séminaire 100% interactif, créée en septembre 2015. Accompagnée par RPRA depuis août 2015.

«Les réseaux aident principalement à connaître le marché et les besoins locaux, et cela est indispensable »

Pourquoi avoir fait le choix d’une pépinière ?

L.M. J’ai connu la pépinière par une professionnelle qui était hébergée. Cet écosystème me semblait idéal pour l’échange, pour le soutien moral et technique. Et je ne voulais pas rester seule, être dans une vraie dynamique de création.

Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

L.M. Une réponse qui a dépassé mes attentes ! Les 20 000 premiers euros ont été liés à la pépinière, soit en direct, soit par le bouche-à-oreille. Ce fut également un vrai tremplin pour challenger le business, rôder mon discours, ma présentation. Et puis, cela m’a permis d’être informé des actualités de l’économie locale. Les réseaux aident principalement à connaître le marché et les besoins locaux, et cela est indispensable.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

L.M. Je suis toujours épaulée, j’ai été élue lauréate du réseau Entreprendre en Ardèche, et je trouve que cette période d’accompagnement n’est pas de trop. La première année a été un peu plus difficile que prévu, mais le travail de fond accompli a payé puisqu’aujourd’hui, je travaille avec de grands groupes nationaux et internationaux.

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