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Conseils
Publié le mercredi 24 mai 2017
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La Région s’engage pour la formation. Professionnelle et performante, elle sera en lien direct avec les projets de développement centrés sur l’innovation, la valorisation des savoir-faire et l’international.

Le King Charles accueillera le futur Campus numérique.

 

Technicité, polyvalence et mobilité, tels sont les principaux défis des élèves et des apprenants de demain. À l’automne 2017, et dès à présent pour certaines filières, des écoles prennent déjà le train en marche. À l’image du nouveau Campus numérique qui ouvrira ses portes dès septembre, accueillant plus de 500 élèves de tous profils, des services aux entre - prises et des acteurs de la filière numérique (voir interview). Né de l’ambition de la Région à vouloir devenir la Silicone Vallée européenne, ce projet phare répondra à plusieurs enjeux éco - nomiques : l’employabilité des jeunes et des actifs, le développement de l’entrepreneuriat, l’accompagnement de la transition numérique et le maillage du territoire. Sept écoles seront présentes sur le site, soit seize formations en lien avec les secteurs de pointe du numérique (développement web, stratégie digitale) et des univers croisés (webdesign et langue des signes, formation sur l’acculturation numérique opérationnelle). Parmi les écoles partenaires : Digital Campus, l’EM, l’ESDES ou encore, l’IT Akademy, interviendront dans le champ scolaire classique, comme celui de la formation parallèle. Les parcours pédagogiques s’inscriront aussi dans un cadre international, via un pro - gramme de labellisation pour lancer des formations « hors-les-murs », et, dans la finalité, le Campus numérique réunira différents acteurs de la filière numérique autour de la transformation digitale des organisations, avec l’installation sur site de structures et clusters tels que Digital League (réunions du ClustR et Nume - link), Minalogic ou Imaginove.

 

Fusions stratégiques

À l’heure où les modèles économiques évoluent vitesse grand V, mixant les univers et multipliant les champs d’application, l’offre de formation doit proposer une approche pluridisciplinaire. Un pari d’ores et déjà pris par des structures comme Grenoble École de Management (GEM), dans le domaine de l’hébergement touristique, qui s’associe à la prestigieuse École Ferrières à Paris pour proposer un double cursus, alliant leadership à des savoir-faire plus techniques. De leur côté, la Grande école Sigma et le Groupe ESC de Clermont collaborent pour créer une spécialisation « passion automobile ». Une formation innovante, ouverte aux participants de la formation continue et qui permet d’obtenir un double diplôme dans le domaine du marketing, de la technologie et du business automobile.

 

+ de 3000 apprenants dès 2020 sur le site de Charbonnières-les-Bains

2ème région française en matière d’offre de produits et services TIC

 

Le 101 : l’École du Code

Au cœur d’une économie toujours plus numérisée, les besoins en développeurs informatiques qualifiés se développent de façon exponentielle et les entreprises peinent à recruter des spécialistes. Créée avec le soutien de l’école 42 (notamment fondée par Xavier Niel), ce nouvel établissement accueillera gratuitement près de 150 étudiants par an. Il formera des codeurs performants grâce à une pédagogie innovante et atypique, sans aucun enseignant, par un système de correction et d’apprentissage croisés entre les étudiants et la machine. Les élèves ne recevront pas de diplôme à la sortie, mais ils bénéficieront de la notoriété de 42, classée meilleure école du code au monde, selon le palmarès 2017 de CodinGame. Le 101 est ouvert à tous (sous réserve de réussir le processus de sélection). Pour les 18-30 ans, il est possible de postuler sans condition de diplômes. Les moins de 18 ans ou les plus de 30 ans, doivent être titulaires du baccalauréat. Les inscriptions se font en ligne depuis le 15 avril, par le biais de tests qui, s’ils sont réussis, donnent accès à une réunion d’information et un check-in. S’en suit l’étape de « la piscine » (un mois en immersion dans les locaux, tous les jours, même le week-end), avec des exercices et des projets informatiques à rendre et à mener. Une grande motivation est nécessaire ! Actuellement accueillie au sein du pôle de commerces et de loisirs Confluence, l’école sera, à l’horizon 2020, définitivement installée à Charbonnière-les-Bains. Le 101 fait partie des vecteurs de développement du Campus numérique de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.www.le-101.fr

Suivre les tendances

La région mise aussi sur les filières d’excellence. À la rentrée 2017, l’INSA Lyon ouvrira sa cinquième filière par apprentissage au sein du département informatique. Un cycle d’ingé- nieur en trois ans qui a pour objectif d’immerger les étudiants dans la vie professionnelle, dans un secteur où le taux de recrutement atteint actuellement les 80 %. Enfin, dans un tout autre univers, Sciences Po Lyon lancera à partir de la rentrée prochaine un nouveau Diplôme d’Établissement (DE) consacré à la Russie contemporaine, réservé aux étudiants du campus de Saint-Étienne. 

 

14990 entreprises dans le numérique (Source : Région Auvergne-Rhône-Alpes)

4000 recrutements par an dans les prochaines années (filières Ingénierie, Informatique Etudes, conseil et services) (Source : Région Auvergne-Rhône-Alpes)

 

Interview

Juliette Jarry
Vice-présidente déléguée aux infrastructures, à l’économie et aux usages numériques de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

« On estime qu’il y a 6000 postes actuellement en tension dans le secteur du numérique »

Les formations et les partenariats avec les écoles ont-ils été envisagés selon une stratégie de développement précise ?

J.J. Les derniers chiffres du Syntec et du Cluster numérique nous indiquent que dans le secteur numérique, 46 % des entreprises rencontrent des difficultés de recrutement. Nous avons besoin d’un environnement qui permette de former à la fois en post-bac, des non diplômés, mais aussi de manière continue, des personnes en activité ou en reconversion. Il était donc indispensable que le campus réponde à plusieurs objectifs: connecter programmes pédagogiques et besoins des entreprises, créer un hub de formations mêlé à la recherche et à l’accompagnement des entreprises, identifier des cursus innovants sur les territoires pour répondre aux besoins des entreprises.

Le Campus numérique stimulera-t-il la création d’emplois en région ?

J.J. On estime qu’il y a 6000 postes actuellement en tension dans le secteur du numérique. L’objectif étant de former des experts qui viendront mettre leurs compétences au service du tissu économique local, mais aussi d’aider les entreprises à évoluer en direction de la transformation numérique. Cela passe par la redéfinition de certains métiers, l’évolution des salariés, des chefs d’entreprises, tous en lien avec les chercheurs.

Quelles sont les ambitions de la Région au niveau de l’économie numérique et comment le site sera-t-il amené à évoluer ?

J.J. Nous souhaitons positionner notre région comme un territoire d’excellence pour le numérique au niveau national et international. Le Campus doit être un outil performant au service des entreprises. L’une de nos exigences dans la labellisation était que les organismes retenus soient capables d’adapter rapidement leur plaquette aux évolutions des technologies car la « brique numérique » sera, demain, une composante indissociable à tous les métiers.

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